Le champ des possibles

Le champ des possibles. Une enquête collective à Sevran est une publication papier et en ligne. Elle propose une ethnographie d’un territoire de 32 hectares à Sevran en Seine-Saint-Denis. Étudié depuis des disciplines et des pratiques multiples, ce lieu apparemment sans qualités se présente tour à tour comme un vide urbain, une terre de projets, une zone à planifier, un champ de banlieue, une friche dans la métropole, un commun à habiter.(note : https://369editions.com/le-champ-des-possibles/publication/)

Cette publication est le fruit d’une enquête de terrain menée par les auteurs Robin de Mourat, Clémence Seurat et Thomas Tari avec les habitants. Ce projet a été soutenu par le médialab de Sciences PO, la Pourdrerie - Théâtre des Habitants et la fondation Daniel & Nina Carasso.

L’objet d’intérêt étant un territoire en devenir, convoitait par des promoteurs, tel que Linkcity qui proposait un complexe de surf. « Aberration écologique, symbole de gentrification et d’exclusion sociale, l’équipement, d’emblée controversé, a finalement été abandonné. » Territoire pris dans le phénomène de métropolisation du Grand Paris. «  Les métropoles françaises se construisent selon une logique souvent bien éloignée des préoccupations de leurs habitant·es. Soulignant un manque de transparence, de démocratie, mais l’avis de la population a abouti sur l’abandon du projet »(note : À Sevran, un champs des possibles, Terrestres, 2024 https://www.terrestres.org/2024/03/09/a-sevran-un-champ-de-possibles/)

Pendant deux ans d’enquête et d’échanges, ce territoire a pu être cartographié, exprimant ainsi différentes manières de le voir. Dans le cadre de ce travail un protocole de recherche participatif a pu être mis en place mêlant des méthodes des sciences sociales, des arts et savoirs tacites.

De cette façon, des ateliers ont été organisés et les participants ont pu explorer et pratiquer leur terrain de vie.

Cet ouvrage, à travers les discussions qu’il soulève, ouvre le champs des possibles regards que l’on peut porter sur un territoire. Le prisme sous lequel on l’observe influe, « un vide urbain » un espace a comblé ou une réserve biologique, un espace à préserver ? Tous ces regards ouvrent à des possibilités variés. Cependant, à l’écoute de la création sonore - Contrevoix, on notera que la plupart des habitants tendent globalement vers un espace où la nature aurait une place de premier choix. 

Le modèle éditorial de cet ouvrage a comporté un processus collaboratif d’élaboration et de recueil des contenus, impliquant la mise en place d’une plateforme éditoriale en ligne. La conception graphique a été conçue en webtoprint grâce à Paged.JS.